Alertés par un riverain, le SMIAC, le permanent de l'AAPPMA et les gardes de l'Office National de l'Eau et des Milieux Aquatiques (ONEMA) n'ont pu que constater les dégâts. La rivière devenue « grisblanc », a été complètement asphyxiée par des résidus de ciments qui sont rapidement venus à bouts de toute la faune piscicole ainsi que de la macro-faune sur un linéaire qui va du rond point du plan d'eau jusqu'à la confluence avec le Chéran ! Triste spectacle que celui du du cadavre de ses truites sauvages du Chéran qui étaient justement venues dans cette partie « renaturée » du Dadon pour entamer leur cycle de reproduction naturelle en ce début d'hiver. Chabots, loches, vairons et invertébrés aquatiques ont subi le même sort sur tout le linéaire touché alors qu'ils avaient retrouvés grâce aux travaux de réhabilitation engagés par le SMIAC sur ce même secteur un micro-habitat très attractif.
Le constat effectué par les services de l'ONEMA a permis rapidement de remonter à l'origine de cette grave atteinte au milieu. L'entreprise incriminée ayant déjà fait l'objet de plusieurs mises en demeures suite à de nombreux dysfonctionnements de ses installations pourtant très récentes. Le SMIAC qui à eng
160 000 € HT afin de réhabiliter ce ruisseau en aval, ne va pas rester sans réagir et à d'ores et déjà décidé de porter plainte.
La pollution de trop !
Trop c'est trop, l'AAPPMA de l'albanais est une des rares « associations environnementales » qui engage au quotidien ses fonds propres issus des cotisations de ses adhérents pour réhabiliter les cours d'eau et autres milieux naturels humides (au côté du SMIAC, des collectivités locales et de la fédération de pêche74). Depuis quel
Cette pollution intervient alors même que le suivi scientifique des travaux réalisés par la Fédération de Pêche de la Haute-Savoie, montrait une très encourageante amélioration de la qualité du milieu grâce aux travaux réalisés dans le cadre du contrat de rivière.
Cette dernière pollution est là pour mettre en évidence un des derniers enjeux majeurs qui est à relever sur le bassin versant du Dadon : la qualité des eaux et les pollutions accidentelles trop récurrentes. Ainsi, après la restauration de l'habitat physique du cours d'eau, c'est la qualité de l'eau qui doit faire l'objet d'un gros travail de fond.
Un véritable programme d'amélioration de la qualité physicochimique se doit d'être mis en œuvre pour finaliser la réhabilitation du cours d'eau.
Affaire à suivre...
La couleur du Dadon le 14 novembre au matin (gris-Blanc)
Truite fario de plus de 40 cm morte...
Mortalité de toutes les espèces de poissons truites
, chabots, loches, vairons etc.